Chemins et rues

Le chemin des Braconniers

Cette piste était autrefois un petit sentier souvent envahi de ronces qui reliait la Naou (le bac) à la Houn (la fontaine).

Ce sentier était très prisé des braconniers au moment de la fraie du saumon et de nombreuses anecdotes s’y rattachent.

En voici une :

Un braconnier impénitent, bien connu sur les berges du gave, fut une nouvelle fois interpellé. Lors d’une entrevue avec le juge de paix, tentant de se défendre, il s’adressa à l’édile dans un français très approximatif et lui dit : « Le poisson est le saumon et ma maison est la prison. »

La Houn (La fontaine)

Un autre lieu de vie…
Ce site fut, autrefois, très animé.
Les femmes venaient faire la lessive au lavoir.

A l’origine, le lavoir était un simple mur avec des dalles, positionnées devant les sources tel que le montre le plan cadastral de 1808.

Ce n’est qu’en 1834 que le nouveau lavoir fut construit.
Une nouvelle source avait été captée, on avait même rajouté un toit. Quelle amélioration !
Les enfants venaient garder les oies et les canards au « Clot de las auques », petite piscine naturelle dans laquelle barbotaient aussi les enfants.

A proximité du lavoir se trouvait le « Tos de la tintun » (L’abreuvoir de la teinture).
Certains en buvaient l’eau pensant qu’elle avait des vertus particulières.
Son rôle principal était d’abreuver les bœufs.

La Naou et le bac d'Aren

A l’origine, ce lieu était un passage à gué utilisé par les populations locales, permettant ainsi à tout un chacun de traverser le gave.
Les légions romaines utilisèrent ce gué lorsqu’elles empruntèrent la voie d’Antonin qui reliait Dax à Oloron.
Cette influence romaine est présente ici comme sur la péninsule ibérique.

Comme un grand nombre de localités espagnoles, le nom d’Aren vient du latin « arena » qui signifie « sable ».
A l’époque des invasions barbares, en 850, les normands (Vikings) ont également emprunté cet itinéraire pour aller piller et incendier la ville d’Illuro, devenue aujourd’hui Oloron.

Vers 1150, les moines de Lucq de Béarn ont édifié un moulin sur la rive droite du gave d’Oloron, actuel territoire de Saucède. Afin d’alimenter ce moulin, il fallait dévier le cours de la rivière L’Auronce puis créer une cascade. Au départ, le seigneur d’Aren était contre ce projet. Il accepta finalement que l’ouvrage soit réalisé et ce moulin permit à beaucoup de gens de se nourrir.

Divers échanges entre les deux rives étaient devenus envisageables et motivèrent la création d’un bac réalisé en 1350. C’était une sorte de grande barque qui traversait depuis la plage actuelle du gave vers le moulin de Saucède.
Le bac qui reliait Aren à Saucède était très utilisé par les habitants du village. Ils payaient une redevance au seigneur du village jusqu’à la fin du XIXème siècle.

Paul de Mesples, seigneur d’Aren, possédait une embarcation qui lui appartenait au lieu dit « Le Bouchet », à côté de la fontaine. Il se réservait le droit de faire payer ceux qui voulaient traverser, à pied, à cheval ou avec une charrette vers Saucède ou vers les campagnes du Campagnot.

Celui-ci fut souvent emprunté par les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qui allaient de Lucq de Béarn à L’hôpital Saint Blaise.
Jusqu’au début du XXème siècle, le meunier de Saucède traversait le gave grâce au bac et portait ainsi sa farine aux habitants d’Aren ainsi qu’à ceux de la vallée de Josbaig.

Un éleveur de Saucède qui possédait une parcelle de terre sur la commune d’Aren, faisait ainsi traverser ses porcs qui montaient et descendaient de l’embarcation en toute quiétude.

Ce bac  a été utilisé jusqu’à la seconde guerre mondiale.

Il faisait partie à part entière du patrimoine historique de notre vallée de par son côté pratique et son originalité.
Il permettait de réunir les deux communes d’Aren et de Saucède, géographiquement si proches et pourtant si lointaines.

Le Trisquet ou carrefour des trois voies

Cette placette était un lieu de vie très animé aux XVIIIème et XIXème siècles lors de l’arrivée de marchands ambulants et autres rémouleurs.
Au centre de la place, à l’emplacement du platane actuel se trouvait un puits de quartier.
Chaque maison possédait un banc donnant sur la rue sur lesquels les femmes confectionnaient des sandales et des bérets.
Le soir venu, les habitants se retrouvaient sur la placette afin d’échanger sur divers sujets du quotidien.

La maison Constantin était surnommée « La maison du Bon Dieu » tellement l’accueil y était bon.
Les habitants de cette maison faisaient fonction de crieur public, de sonneur de cloches, de cantonnier, de fossoyeur…et comme ils étaient menuisiers, ils fabriquaient même les cercueils !

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